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Pourquoi faire cette campagne de vaccination au Saguenay–Lac-Saint-Jean?

Qui pourra recevoir le vaccin au cours de cette campagne?

Qu'est-ce que l'infection à méningocoque?

Quels sont les principaux symptômes de l'infection à méningocoque?

Qui sont les plus à risque de contracter l'infection à méningocoque?

Comment peut-on se protéger contre le méningocoque?

Combien de doses de vaccin sont nécessaires pour avoir une bonne protection?

Exemples de vaccination selon l'âge des personnes et les lieux

Le vaccin est-il efficace?

Le vaccin est-il sécuritaire?

Composition du vaccin Bexsero

Dépliant et formulaire de consentement (français et anglais)

Documentation 


 Pourquoi faire cette campagne de vaccination au Saguenay–Lac-Saint-Jean?

Les experts ont recommandé la mise en place de la campagne de vaccination à cause de la situation particulière dans la région. Depuis plusieurs années, le nombre de personnes atteintes de l'infection à méningocoque de sérogroupe B, par rapport à la population de la région, est beaucoup plus élevé au Saguenay–Lac-Saint-Jean que dans les autres régions du Québec.

L'infection à méningocoque de sérogroupe B est grave. Environ 1 personne atteinte de la maladie sur 15 en meurt, et environ 1 personne qui survit à la maladie sur 3 en garde des séquelles graves : surdité, retard mental ou amputation des mains ou des pieds. Les jeunes âgés de 20 ans et moins sont les plus à risque de contracter cette infection.

 Qui pourra recevoir le vaccin au cours de cette campagne?

Tous les jeunes nés entre le 6 mai 1993 et le 31 décembre 2014 sont invités à recevoir le vaccin durant la campagne de vaccination.

 Qu'est-ce que l'infection à méningocoque?

Le méningocoque est une bactérie. On peut attraper le méningocoque en entrant en contact avec les sécrétions du nez ou de la gorge d'une personne infectée, même si cette personne n'a pas de symptômes de la maladie. Le méningocoque peut causer des infections graves comme : la méningite, qui est une infection des enveloppes du cerveau, et la méningococcémie, qui est une infection du sang.

Il existe plusieurs sérogroupes de méningocoque, par exemple les sérogroupes B et C. Au Québec, le vaccin contre le sérogroupe C a été ajouté au calendrier régulier de vaccination en 2002, ce qui a pratiquement permis l'élimination des cas d'infection causés par ce type de bactérie. Le vaccin contre le sérogroupe B vient d'être approuvé au Canada.

 Quels sont les principaux symptômes de l'infection à méningocoque?

La méningite se manifeste habituellement par une forte fièvre, un mal de tête important, une raideur au cou, des nausées et des vomissements. Par ailleurs, lorsqu'il y a infection du sang, on peut aussi observer, sur la peau, des rougeurs ou de petites hémorragies (des bleus) de la taille d'une tête d'épingle. Généralement, la personne voit son état sedétériorer rapidement et elle peut devenir confuse et avoir envie de dormir (être somnolente).L'infection à méningocoque se traite par des antibiotiques. Par contre, de 5 à 10 % des personnes atteintes de la maladie en meurent malgré la prise des antibiotiques.

  Qui sont les plus à risque de contracter l'infection à méningocoque?

Les jeunes âgés de 20 ans et moins sont les plus à risque de contracter l'infection à méningocoque, surtout les enfants de 0 à 4 ans et les adolescents.

 Comment peut-on se protéger contre le méningocoque?

On peut éviter d'attraper le méningocoque en adoptant des mesures d'hygiène de base, comme se laver les mains souvent et éviter le partage d'objets qui ont été en contact avec de la salive (aliments, boissons, cigarettes, jouets, etc.). Cependant, la vaccination demeure le meilleur moyen de protection. 

 Combien de doses de vaccin sont nécessaires pour avoir une bonne protection?

Les enfants âgés de moins de 12 mois doivent recevoir 3 ou 4 doses, selon leur âge au début de la vaccination. Les personnes âgées de 12 mois et plus doivent recevoir 2 doses à au moins 4 mois d'intervalle pour une meilleure réponse immunitaire et une plus longue durée de protection contre le méningocoque de sérogroupe B.

 Exemples de vaccination selon l'âge des personnes et les lieux

A - Pour les personnes de 1 an à 20 ans qui ont débuté la vaccination contre le méningocoque B :

Exemple 1
Un enfant âgé entre 1 an et 3 ans a reçu sa 1re dose de vaccin entre le 5 mai et le 23 mai en vaccination massive. Il recevra sa 2e dose de vaccin 4 mois après sa 1re dose, soit en vaccination massive ou en CLSC selon l'organisation de services offert par son CLSC.

Exemple 2
Un enfant de 4 ans a reçu sa 1re dose de vaccin entre le 5 mai et le 23 mai en vaccination massive. Il recevra sa 2e dose de vaccin 4 mois après sa 1re dose à son école maternelle.

Exemple 3
Un étudiant du primaire (1re année jusqu'à 5e année) a reçu sa 1re dose de vaccin entre le 29 mai et le 12 juin à son école. Il recevra sa 2e dose de vaccin à son école 4 mois après sa 1re dose à son école primaire.

Exemple 4
Un enfant de 8 ans a reçu sa 1re dose de vaccin après l'année scolaire 2013-2014 durant l'été au CLSC. Il recevra sa 2e dose de vaccin 4 mois après sa 1re dose en CLSC.

Exemple 5
Un étudiant du primaire de 6e année a reçu sa 1re dose de vaccin entre le 29 mai et le 12 juin à son école. Il recevra sa 2e dose de vaccin à son école 4 mois après sa 1re dose à son école secondaire.

Exemple 6
Un étudiant de secondaire V a reçu sa 1re dose de vaccin entre le 13 mai et le 6 juin à son école secondaire. Il recevra sa 2e dose de vaccin 4 mois après sa 1re dose AU CÉGEP.


B - Pour les personnes de 2 mois à 20 ans qui n'ont pas débuté la vaccination contre le méningocoque B :

Exemple 1

Un bébé âgé entre 2 mois et 11 mois pourra recevoir sa 1re dose de vaccin en vaccination massive entre le 22 septembre et le 10 octobre 2014 et recevra les doses  subséquentes de vaccin en CLSC ou bien il pourra recevoir toutes les doses requises selon l'organisation de services offerts par son CLSC.

Exemple 2
Un enfant âgé entre 1 et 4 ans ou une personne de 17 à 20 ans ne fréquentant pas un établissement scolaire pourra recevoir sa 1re dose de vaccin en vaccination massive
entre le 22 septembre et le 10 octobre 2014 et recevra sa 2e dose en CLSC selon l'organisation de services offerts par son CLSC.

Exemple 3
Un étudiant du primaire ou du secondaire n'ayant pas reçu encore de vaccin recevra une dose de vaccin en septembre ou octobre à son école. Il recevra sa 2e dose de vaccin en CLSC selon l'organisation de services offerts par son CLSC.

Exemple 4
Un nouvel étudiant résidant d'une autre région fréquentant un établissement scolaire de la région du Saguenay–Lac-St-Jean pour 2014-2015 pourra recevoir sa 1re dose de
vaccin en septembre ou octobre à son établissement scolaire et sa 2e dose de vaccin 4 mois après sa 1re dose en CLSC selon l'organisation de services offerts par son CLSC.

  Le vaccin est-il efficace?

Les tests réalisés chez plus de 9000 personnes montrent que de 95 à 100 % des personnes vaccinées ont des anticorps contre le méningocoque de sérogroupe B après la vaccination. L'apparition d'anticorps n'est pas une garantie absolue de protection contre la maladie. On sait par contre que le vaccin apparenté utilisé en Nouvelle-Zélande a démontré une efficacité à prévenir la maladie allant jusqu'à 85 %. La durée de protection du vaccin n'est pas connue.

   Le vaccin est-il sécuritaire?

Le vaccin contre le méningocoque de sérogroupe B est sécuritaire. Il ne peut pas donner la maladie. Toutefois, il cause plus de douleur, de rougeur et de gonflement à l'endroit où l'injection a été faite que d'autres vaccins du calendrier régulier de vaccination.

La fièvre, les pleurs inhabituels, la perte d'appétit, l'irritabilité, la somnolence (l'envie de dormir), les vomissements et la diarrhée sont aussi plus fréquents chez les enfants âgés de moins de 2 ans. Des convulsions fébriles sont possibles si la fièvre est élevée. Pour ces raisons, il est recommandé de donner de l'acétaminophène tels que Tylénol® ou Tempra® après la vaccination, puis toutes les 4 à 6 heures pendant les 12 premières heures selon les doses appropriées et le poids, aux enfants âgés de moins de 2 ans.

Il a été démontré que cette pratique ne nuit pas à l'efficacité du vaccin ce qui explique pourquoi il demeure en tout temps le premier choix. L'effet des autres médicaments antipyrétiques (ibuprophène) tels qu'Advil® ou Motrin® n'a pas été évalué sur la réponse immunitaire avec ce vaccin. De plus, selon l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) l'utilisation de l'ibuprophène n'est pas recommandée pour les enfants âgés de moins de 6 mois. Pour plus d'informations, vous pouvez consulter le guide Mieux vivre avec notre enfant de la grossesse à deux ans sur le site Internet www.inspq.qc.ca/mieuxvivre.

Il existe un très faible risque de réaction allergique au vaccin. La réaction allergique se produit généralement dans les minutes qui suivent la vaccination, et la personne qui donne le vaccin peut la traiter immédiatement.

À ce jour, aucun effet indésirable persistant n'a été associé au vaccin.

Même si ce vaccin vient d'être approuvé au Canada, des vaccins apparentés ont été utilisés avec succès depuis les années 1980 chez des centaines de milliers de jeunes en Nouvelle-Zélande, en France, en Norvège, au Chili et dans d'autres pays.

 Composition du vaccin Bexsero

Le vaccin est composé de fragments de la bactérie et ne peut causer la maladie, car il ne contient aucune particule vivante. On y retrouve quatre composantes de la bactérie, qui sont des protéines (trois simples et un groupe de protéines) qui stimulent le système immunitaire à produire des anticorps contre le méningocoque B.

On y retrouve du chlorure de sodium, de l'eau, du sucrose (saccharose) et de l'histidine, composants naturels qui se retrouvent dans notre organisme et également de l'hydroxyde d'aluminium qui sert à augmenter le pouvoir et la durée de l'immunité.

L'hydroxyde d'aluminium se retrouve partout dans l'environnement (l'eau, l'air, les aliments et même le lait du nourrisson) et dans plusieurs vaccins. Il ne peut pas causer d'effets secondaires graves, mais peut entraîner des réactions locales (rougeur, chaleur, douleur, enflure et induration). Il cause au point d'injection une irritation qui attire des cellules immunitaires et prolonge le temps de contact de l'antigène (parties de la bactérie ou du virus) avec ces cellules.

Comme dans tous les vaccins utilisés chez les nourrissons au Canada, le vaccin ne contient pas de thimérosal. On peut retrouver du latex dans le piston de la seringue cependant l'allergie sévère au latex étant très rare, on observe surtout des réactions cutanées.

Chaque dose de 0,5 ml du vaccin Bexsero contient :

- 50 μg de protéine induisant des anticorps bactéricides liant le complément (Neisseria heparin
  binding antigen [NHBA]);
- 50 μg de protéine de surface (Neisseria adhesin A [NadA]);
- 50 μg de protéine liant le facteur H facilitant l'action du complément (factor H binding protein
  [fHbp]);
- 25 μg de protéine de vésicules de membrane externe (outer membrane vesicles [OMV]) de la
  souche de sérogroupe B Neisseria meningitidis NZ98/254 contenant la protéine PorA P1.4;
- 0,5 mg d'hydroxyde d'aluminium;
- Chlorure de sodium, histidine et saccharose.

Références :  ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, Protocole 
                      
d'immunisation du Québec, 2013, p.296A, mise à jour 2014.

                       Novartis Vaccines and Diagnostics, Inc. Monographie de produit
                      
Bexseromd, 2013.



Pour toute information complémentaire sur l'infection à méningocoque ou le vaccin contre le méningocoque de sérogroupe B, visitez le www.msss.gouv.qc.ca/vaccination. Vous pouvez aussi vous adresser à la personne qui donne le vaccin, consulter Info-Santé 8-1-1 ou votre médecin.

  •  Dépliant et formulaire de consentement (français et anglais)

Cet hyperlien ouvrira un document au format pdf Campagne de vaccination gratuite contre le méningocoque de sérogroupe B pour les jeunes âgés de 2 mois à 20 ans au Saguenay–Lac-Saint-Jean

Cet hyperlien ouvrira un document au format pdf Formulaire de consentement ou de refus à la vaccination contre le méningocoque de sérogroupe B

Cet hyperlien ouvrira un document au format pdf Free Meningococcal Serogroup B Vaccination Campain for Youth age 2 months to 20 years old in the Saguenay–Lac-Saint-Jean Region

Cet hyperlien ouvrira un document au format pdf Vaccination Consent or Refusal Form for Vaccination Against Meningoccocal Serogroup B Vaccine

  •   Documentation

Cet hyperlien ouvrira un document au format pdf Questions et réponses pour les personnes qui prévoient visiter la région

Cet hyperlien ouvrira un document au format pdf Avis sur la pertinence d'une intervention visant à contrôler une incidence élevée d'infections invasives à méningocoque de sérogroupe B dans l'Est du Québec (Comité sur l'immunisation du Québec, Institut national de santé publique du Québec)

Cet hyperlien ouvrira un document au format pdf Rapport intérimaire de surveillance de la sécurité de la première dose du vaccin contre le méningocoque de sérogroupe B au Saguenay−Lac-Saint-Jean

Cet hyperlien ouvrira un document au format pdf Couverture vaccinale au 5 septembre 2014

Impact épidémiologique de la campagne de vaccination contre le méningocoque de sérogroupe B dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, en 2014 : rapport au 31 décembre 2014, publié par l’Institut National de santé publique du Québec