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Une nouvelle campagne de communication en 2011-2012
Une table régionale très active!
Deux campagnes de communication complétées
Documents complémentaires
Prévention des agressions sexuelles chez les enfants et les adolescents
Voici d'autres bonnes adressesUne nouvelle campagne de communication en 2011-2012

 Une nouvelle campagne de communication en 2011-2012

L'automne 2011 amorce le lancement de la troisième campagne médiatique, ayant pour thème Un consentement ça se demande et ça se respecte. Ce message veut contribuer à valoriser l'importance du consentement, de l'échange mutuel lors des comportements sexuels entre adolescents. La clientèle visée est les étudiants des premières et deuxièmes secondaires du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

La période des fêtes relance notre campagne médiatique sur le thème du Consentement.

La Société Radio-Canada diffusera, du 18 décembre 2012 au 15 janvier 2013, la publicité Un consentement Ça se demande. Ca se respecte, lors de 176 occasions afin de rejoindre un grand nombre d'adolescents, à qui la campagne s'adresse directement. Ce sont également des parents et des intervenants qui verront cette publicité et qui pourront engager des discussions avec des jeunes.

Cette période de diffusion fait suite à la campagne amorcée à l'automne 2011.

Cet hyperlien ouvrira un document vidéo. Message Un consentement. Ça se demande. Ça se respecte. (Document vidéo/audio)

De nos jours, plusieurs messages circulent à propos de la sexualité; si certains d'entre eux sont fondés sur des valeurs humaines, d'autres sont basés sur des expériences sexuelles plus ou moins obscènes ou d'un goût douteux, lorsque proposés aux adolescents. Cette campagne médiatique veut tenter de faire contrepoids à la banalisation de l'agression sexuelle. Plusieurs gestes et activités qui sont de réelles agressions sexuelles sont banalisés voire même « érotisés ». Les jeunes ne savent pas comment réagir devant ces gestes et en viennent à ne plus savoir ce qui est bien ou mal. Malheureusement, l'absence d'activités en éducation sexuelle ne permet pas d'arrêter la propagation de fausses rumeurs en matière de pratiques sexuelles.

La banalisation de gestes à connotation sexuelle est également appuyée par la notion de « consentement » qui est bafouée par une « normalisation » de comportements adoptés par quelques personnes et légitimés par la majorité, sans égard au consentement dans les pratiques sexuelles entre les adolescents. « Tout le monde le fait, donc c'est correct, je n'ai pas à demander l'accord, le consentement de mon partenaire pour poser le geste... » La loi est pourtant claire, le consentement entre les partenaires sexuels doit être acquis pour chacun des gestes posés lors d'une relation sexuelle, sinon l'un des partenaires peut accuser l'autre d'agression sexuelle.

De plus, la peur des victimes (majoritairement des femmes) et leurs réactions passives mues par la peur des représailles sont alors interprétées par leur partenaire sexuel (majoritairement des hommes) comme des consentements alors que ces comportements sexuels sont non désirés. Il est important d'affirmer qu'un comportement sexuel non désiré, non consenti, s'il est transgressé, devient une agression sexuelle pour la personne qui la subit.

Le message publicitaire devient un outil pour amorcer la discussion tout en précisant ce qu'est une agression sexuelle, en clarifiant certains concepts, en questionnant certaines pratiques sexuelles ou préjugés sur des comportements sexuels et finalement, en offrant un soutien aux jeunes dans leur affirmation d'acceptation ou de refus des activités sexuelles qu'ils choisiront.

Permettre aux adolescents de réagir à la notion de consentement fournit également une occasion de mettre en lumière la grande différence de perception entre les garçons et les filles quant aux gestes sexuels à partager. Les jeunes doivent pouvoir s'affirmer et se sentir légitimes lorsqu'ils préfèrent dire non à certaines activités sexuelles. Demander un consentement et par la suite, respecter la réponse donnée, voilà le point de départ des échanges qui s'animeront entre les intervenants scolaires et les étudiants. Afin d'alimenter les débats, les intervenants ont reçu un Document d'accompagnement du message sur le consentement, leur proposant des activités et des réflexions sur le thème.

Des affiches seront apposées à des endroits ciblés dans les polyvalentes et utilisées lors des présentations en groupe. Des tablettes de post-it reprenant le message médiatique seront remises à chacun des étudiants participants. Il est prévu que la vidéo du message soit rendue disponible sur le Facebook du CIUSSS en décembre prochain.

Le message publicitaire sera en ondes de décembre 2011 à février 2012 à la télévision régionale de Radio-Canada. Les parents de la région pourront profiter de ces occasions afin de discuter avec leurs adolescents du thème du consentement. Sans que les parents ne soient la première cible du plan de communication, ils sont une cible intermédiaire ayant, bien évidemment, une influence importante sur le comportement des jeunes. Leur implication nous importe et fait partie du processus des échanges provoqués par la campagne médiatique.


 Une table régionale très active!

La Direction de santé publique du CIUSSS anime la « table régionale du Saguenay–Lac-Saint-Jean – Prévention des agressions sexuelles à l'égard des enfants ». Cette table regroupe plusieurs intervenants travaillant auprès des jeunes : ce sont des travailleurs sociaux ou des infirmières des CSSS présentes dans les milieux scolaires, des représentants du Centre jeunesse, du Centre de santé de Mashteuiatsh, des commissions scolaires, de la sécurité publique et du milieu communautaire, dont particulièrement le centre de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS). Les membres de la table sont soucieux du bien-être des enfants et tiennent à poser des gestes concrets afin de prévenir les agressions sexuelles à leur égard.

Cette table existe depuis 1997 et est une création de l'Agence de la santé et des services sociaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Elle est rattachée au comité « Promotion-Prévention » qui lui relève de la structure participative « comité régional en santé publique ».

La table a un seul mandat celui de la promotion et de la prévention des agressions sexuelles faites à l'égard des enfants. Chaque membre de la table représente son établissement ou son organisme. Un membre doit retourner l'information dans son milieu ou apporter à la table des interrogations que se pose son milieu, toujours au regard de la promotion et de la prévention des agressions sexuelles faites à l'égard des enfants. De ce fait, aucun membre ne peut parler en son nom propre lors des réunions de la table.

En lien avec son mandat, la table fait la promotion de programmes de prévention des agressions sexuelles faites à l'égard des enfants dans les milieux scolaires et organise des campagnes de communication sociétales portant sur la promotion des habiletés personnelles et sociales des enfants et des adolescents, sur le thème des agressions sexuelles.


 Deux campagnes de communication complétées

La première campagne médiatique avait pour thème, J'ai quelque chose à te dire. Elle s'adressait aux enfants de 4e année du primaire et leurs adultes significatifs. Elle affirmait aux enfants l'importance d'avoir autour d'eux des adultes à qui on peut confier un secret, l'importance d'avoir des confidents. Ce message télévisuel a gagné en 2001, le premier prix canadien pour les messages d'intérêt public au Retail Comp.

Ce message s'accordait avec le programme de prévention Le secret du petit cheval. Un outil d'intervention fut proposé aux enfants dans les écoles; ce fut un échange de signets entre l'enfant de 4e année qui reçoit un programme de prévention des agressions sexuelles et deux adultes significatifs choisis par l'enfant à titre de confident. Pour ce faire, un ensemble de trois signets illustrés de façon à plaire aux enfants a été produit sous le thème J'ai quelque chose à te dire. Le premier signet de la série de trois est pour l'enfant. On y retrouve le message suivant : Une situation te rend mal à l'aise... Aimerais-tu en parler à un adulte? Choisis deux adultes avec qui tu pourrais le faire et offre-leur un signet en cadeau. L'enfant est alors invité à inscrire sur son signet (qu'il garde) le nom des deux adultes qu'il a choisi et à remettre les deux autres signets à ces personnes. Sur les signets donnés aux adultes, le message est : Par ce signet, l'enfant vous choisit comme son confident. Vous pouvez en être fier... On a souvent besoin d'un plus grand que soi! Pour bien accueillir ses confidences : Écoutez-le attentivement, soyez chaleureux. Croyez-le. Aidez-le.

Cet hyperlien ouvrira un document au format pdf. Signets

Lorsque l'enfant remet le signet à l'adulte choisi, on l'invite à présenter son signet en disant : si j'avais un secret, c'est à toi que je le confierais, car je te fais confiance...!

La deuxième campagne médiatique avait pour thème Pour aider, SIGNALEZ! Ce message visait à faire prendre conscience aux adultes, de la responsabilité de signaler lorsqu'un enfant leur confie qu'il est agressé sexuellement. Le message est clair : Pour aider SIGNALEZ! Ce message rappelait combien les adultes sont pressés d'accorder leur aide à un enfant qui se blesse dans la rue en tombant d'une bicyclette alors que nous savons que 75 à 90 % des agressions sexuelles ne sont pas signalées.

De plus, le message souligne le rôle important que les adultes puissent avoir lorsqu'un enfant leur confie qu'il a été agressé sexuellement. Il faut savoir que les agressions sexuelles font naître chez la majorité des enfants différents sentiments : de la culpabilité, de la honte, de la colère; certains enfants deviennent anxieux, vivent de l'impuissance devant un tel événement et se sentent tristes. Cette tristesse peut même mener à la dépression. L'enfant ressent également une baisse de son estime de soi au point d'en venir à s'isoler et de perdre complètement confiance en l'adulte. La peur peut s'installer; peur d'avoir des reproches, d'être jugé. Il a aussi peur de subir d'autres agressions physiques ou sexuelles. L'enfant se sent carrément sous l'emprise de l'agresseur et ne se sent pas du tout protégé.

On peut voir apparaître chez l'enfant ou l'adolescent agressé sexuellement, différents comportements. Par exemple, le rendement scolaire de l'enfant peut en être affecté. Sa capacité d'attention et de concentration peut diminuer et affecter ses résultats scolaires. Des comportements hostiles envers l'adulte peuvent surgir, tels que des conflits avec l'autorité, à la maison comme à l'école jusqu'à des comportements plus délinquants comme la consommation d'alcool ou de drogues. L'enfant, comme l'adolescent, finit par perdre intérêt à des activités qu'il affectionnait particulièrement avant les agressions comme la natation, le hockey, etc. Le plaisir ressenti dans ces activités vécues avant les agressions n'est plus au rendez-vous.

Pour toutes ces raisons, l'adulte était invité à SIGNALER à la Direction de la jeunesse, tout enfant victime d'agression sexuelle. D'ailleurs un feuillet destiné aux adultes, est toujours distribué par les intervenants scolaires, aux parents des enfants du primaire auprès de qui sont animés des programmes de prévention des agressions sexuelles. Ce feuillet donne des conseils aux adultes afin de les aider à accompagner un enfant qui confie être victime d'agression sexuelle.

Cet hyperlien ouvrira un document au format pdf. Feuillet Pour aider, Signalez!


 Documents complémentaires

Cet hyperlien ouvrira un document au format pdf. Liste des membres de la table régionale du Saguenay–Lac-Saint-Jean – Prévention des agressions sexuelles à l'égard des enfants (mise à jour : octobre 2012)


 Prévention des agressions sexuelles chez les enfants et les adolescents

Voici le texte présentant un site Internet à connaître si on s'interroge sur la façon d'accompagner nos jeunes qui discutent sur Internet et qui veulent le faire de façon sécuritaire :

« Un comité dirigé par la Gendarmerie royale du Canada et composé de membres de divers corps de police a créé ce site Web et voit à sa mise à jour – une panoplie d'outils tels que des conseils de sécurité, des présentations, des jeux pour les enfants, ainsi que de sécurité, des présentations, des jeux pour les enfants, ainsi que des liens donnant accès à des ressources approuvées par la police, qui aident les enfants et les parents à naviguer sur Internet en toute sécurité. »

INTERNET 101

Ce site s'adresse autant aux jeunes qu'aux parents et aux éducateurs.


 Voici d'autres bonnes adresses


Jacinthe Dumont
Présidente de la table régionale du Saguenay–Lac-Saint-Jean —
Prévention des agressions sexuelles à l'égard des enfants
Téléphone : 418 545-4980, poste 427